Textes et traductions

Parce que la musique vocale est écrite sur un texte, découvrez les traductions des pièces interprétées sur notre album !

Pange lingua

Chante, ô ma langue, le mystère
De ce corps très glorieux
Et de ce sang si précieux
Que le Roi de nations
Issu d’une noble lignée
Versa pour le prix de ce monde

Né pour nous, à nous donné,
Et dans ce monde ayant vécu,
Verbe en semence semé,
Il conclut son temps d’ici-bas
Par une action incomparable :

La nuit de la dernière Cène,
A table avec ses amis,
Ayant pleinement observé
La Pâque selon la loi,
De ses propres mains il s’offrit
En nourriture aux douze Apôtres.

Le Verbe fait chair, par son verbe,
Fait de sa chair le vrai pain;
Le sang du Christ devient boisson;
Nos sens étant limités,
C’est la foi seule qui suffit
pour affermir les coeurs sincères.

Pange, lingua,
gloriosi corporis mysterium,
Sanguinisque pretiosi,
quem in mundi pretium
Fructus ventris generosi
rex effudit gentium.

Nobis datus, nobis natus ex intacta Virgine
Et in mundo conversatus, sparso verbi semine,
Sui moras incolatus miro clausit ordine.

In supremæ nocte cenæ recumbens cum fratribus,
Observata lege plene cibis in legalibus,
Cibum turbæ duodenæ se dat suis manibus.

Verbum caro, panem verum verbo carnem efficit ;
Fitque sanguis Christi merum, et,si sensus deficit,
Ad firmandum cor sincerum sola fides sufficit.

.

Eli eli

Eli, Eli,
lama sabacthani

Dieu, mon Dieu,
pourquoi m’as-tu abandonné ?

In Paradisum

In paradisum deducant te Angeli,
in tuo adventu suscipiant te martyres,
et perducant te
in civitatem sanctam Ierusalem.
Chorus angelorum te suscipiat,
et cum Lazaro quondam paupere
æternam habeas requiem.

Que les Anges te conduisent au paradis,
que les martyrs t’accueillent à ton arrivée,
et t’introduisent
dans la Jérusalem du ciel.
Que les Anges, en chœur, te reçoivent,
et que tu jouisses du repos éternel
avec celui qui fut jadis le pauvre Lazare.

Ave verum

Ave verum Corpus natum de Maria Virgine :
Vere passum, immolatum in cruce pro homine :
Cuius latus perforatum fluxit aqua et sanguine :
Esto nobis prægustatum mortis in examine.
O Jesu dulcis ! O Jesu pie ! O Jesu Fili Mariæ !

Salut, vrai Corps né de la Vierge Marie,
qui a souffert, immolé sur la croix pour l’homme.
Toi dont le côté percé laissa couler eau et sang,
Sois un avant-goût de la vie céleste avant la mort.
Ô doux Jésus ! Ô bon Jésus ! Ô Jésus, Fils de Marie !

Good night dear heart

Warm summer sun,
shine kindly here
Warm southern wind,
blow softly here
Green sod above lie light
Good night, dear heart
Good night, good night

Vends chauds d’été,
Brillez ici
Vents chauds du sud
Soufflez doucement ici
Vert gazon, recouvre sa tombe,
Bonne nuit, mon coeur,
Bonne nuit, bonne nuit !

A propos de Good night dear heart

Chantefables

L’alligator

Sur les bords du Mississipi,
Un alligator se tapit.
Il vit passer un enfanton
Et lui dit “Bonjour, mon garçon”.

Mais le garçon lui dit “Bonsoir,
La nuit tombe, il va faire noir”
Je suis petit et j’aurais tort
De parler à l’alligator

Sur les bords du Mississipi,
L’alligator a du dépit.
Car il voulait au réveillon
Manger le bon petit garçon !

Le Pelican

Le capitaine Jonathan
Etant âgé de dix-huit ans,
Capture un jour un pélican
Dans une île d’Extrême Orient

Le pélican de Jonathan
Au matin pond un oeuf tout blanc
Et il en sort un pélican
Lui ressemblant étonnamment.

Et ce deuxième pélican
Pond à son tour un oeuf tout blanc
D’où sort inévitablement
Un autre qui en fait autant.

Cela peut durer pendant très longtemps
Si l’on ne fait pas d’omelette avant !

Les hiboux

Ce sont les mères des hiboux
Qui désiraient chercher les poux
De leurs enfants, leurs petits choux
En les tenant sur les genoux
Leurs yeux d’or valent des bijoux
Leur bec est dur comme cailloux
Ils sont doux comme des joujoux
Mais aux hiboux, point de genoux !

Votre histoire se passait où ?
Chez les zoulous, les andalous
Ou dans la cabane bambou ?
A Moscou ou à Tombouctou ?
En Anjou ou dans le Poitou ?
Au Pérou ou chez les Mandchous ?

Pas du tout ! C’était chez les fous.

L’ours

Le grand ours est dans la cage
Il s’y régale de miel
La grande ours est dans le ciel
Au pays bleu des orages.

Bisque, bisque, bisque, rage !
Tu n’auras pour tout potage,
Qu’un balai dans ton ménage
Une gifle pour tes gages
Ta chambre au dernier étage
Et un singe en mariage !

La baleine

Plaignez, plaignez la baleine
Qui nage sans perdre haleine.
Et qui nourrit ses petits
De lait froid sans garantie.

Oui, mais petit appétit
La baleine fait son nid
Au milieu des océans
Pour ses nourrissons géants.

Au milieu des coquillages
Elle dort sous les sillages
Des bateaux, des paquebots
Qui naviguent sur flots.